Jour 12
22 heures, en direct de la pension Elena (toujours à Salta) : journée chargée.
Départ à 7h30 ce matin avec Walter, notre guide et son 4X4.
40 km de piste dans la Quebrada del Toro, courte halte dans un petit village dont le nom m’échappe pour assister à une fête locale, pour finir à plus de 4000 mètres d’altitude. Ambiance 200% « Temple du soleil » : lamas, flutes de pans, ruines incas, voire même pré inca, la totale. C’est trop frais dans ma mémoire de toutes façons, les mots m’échappent…







Puis redescente vers la mine minière de San Antonio De Los Cobres. Ambiance mélangée « le bon, la brute et le truand » et « le salaire de la peur ». Limite glauque, à 3500 mètres d’altitude, mais dépaysant – c’est le moins que l’on puisse écrire. Déjeuner – ai mangé de la viande de lama. Excellent.

Ensuite, encore de la piste jusqu’à Salinas Grande, version sud américaine du grand lac salé. Immense. Lamas sauvages et indiens. Ça déchire. La route 40 que nous empruntons relie la Bolivie à Ushuaïa (4000 et quelques bornes).




Puis bifurcation sur une autre route à lacets que t’as jamais vu ca sauf dans les pubs Firestone. Nouvelle remontée à 4170 mètres. Mon petit Louis chope le mal des montagnes et vomit dans le Toyota Hilux.

Redescente vers le patelin de Purmamarca, je vous passe les paysages de barjots qui défilent sous nos yeux (El Cerro de los Siete Colores – la montagne aux 7 couleurs -, la quebrada de Humahuaca – classée au patrimoine mondial de l’humanité, excusez du peu).



Enfin, retour à Salta que nous atteignons à 20 heures, après 580 km et plus de 12 heures de bagnole.
J’ai mâché de la coca avec Walter toute la journée, je ne sais pas si cela a eu une influence sur mon impression générale, mais je suis ébahi par la beauté et l’authenticité du pays. Les mômes ont été super cools, ils sont restés sages comme des images, un vrai bonheur.
Jour 11
22h00, en direct de la pension Elena à Salta.
Journée consacrée a l’exploration de la ville de Salta. Apres le petit dèj sur la plaza de 9 de julio – faudra que je me renseigne pour savoir ce qui s’est passé exactement un 9 juillet en Argentine, béotien que je suis – nous avons voulu essayer le téléphérique local, qui aurait du nous emmener dans les hauteurs. Pas de chance, ce dernier est en réfection et réouvrira seulement le 5 septembre. El tren de las nubes, que nous voulions aussi essayer, n’est plus en service. Décidément, nos envies de prendre de l’altitude sont encore une fois contrariées…
Nous nous sommes rabattus sur le marché local, avons vu notre premier lama (quand lama fâché, lui toujours faire ainsi) et avons ensuite réglé quelques menus problèmes d’intendance sur lesquels je ne m’étendrais pas (lessives, change, ce genre de trucs…).
Nous sommes archi dépaysés, dans une autre galaxie. Nous connaissons les jours de la semaine grâce à la plaquette de pilules d’Eve – sans rire.
Tout le monde est couché, on va faire un tour de 4X4 tôt demain matin…
Jour 10
23h00, en direct de la pension Elena à Salta.
Nous avons parcouru 300 km en coche semi cama – maintenant, vous savez ce que c’est – de Tucuman à Salta. 4 heures de bus, une misère par rapport à ce nous avons déjà fait. Le bus devait partir à 14 heures, mais nous avons du l’attendre jusqu’à 15h30… On dira que c’est l’Amérique du Sud…

Nous avons enfin aperçu de vagues morceaux de montagnes dans la brume. Salta est à 1200 mètres d’altitude, donc, en toute logique, on devrait en voir plus demain matin, avec la lumière du jour (il faisait nuit quand nous sommes arrivés).
Durant notre diner à la rotisseria « Alvarez », des vendeurs ambulants nous ont successivement proposé : gâteaux à la crème, feuilles de coca, roses – 2 fois, bracelets de la sainte vierge et enfin cartes a jouer. Nous n’avons pris que les feuilles de coca, que nous essaierons en infusion demain, il parait que c’est souverain contre la fatigue.